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© 2019 Marc Peyroche

Notre vision pour Alès et Alès Agglomération

Après avoir connu une certaine prospérité grâce à l’exploitation minière jusque dans les années 1980, force est de constater qu’Alès ne parvient pas à relever la tête. La reconversion industrielle et les promesses politiques ne suffisent plus à endiguer un chômage chronique et une pauvreté endémique de plus en plus visibles sur le visage des Alésiens.

 

Pour redonner de la fierté à Alès et à ses habitants, il est grand temps de tourner la page d’un passé révolu. Les aides massives et les subventions publiques, saupoudrées ici et là, ne peuvent se substituer à une vision d’avenir basée sur la réalité objective et les forces endogènes propres au bassin alésien. 

 

Pour écrire une nouvelle page glorieuse de l’histoire d’Alès, il est nécessaire de repartir de sa géographie, comme ce fut le cas à l’époque du charbon et de la soie. Pourvu qu’on se débarrasse de la communication incantatoire, bling-bling et hors-sol de l’actuelle municipalité aux antipodes de l’humilité cévenole et huguenote, notre territoire alésien regorge d’atouts-maîtres. Ses ressources exceptionnelles lui sont données par la nature certes, mais aussi par la culture, celle de la ruralité environnante, de son extraordinaire qualité de vie et capacité d’innovation.

 

En même temps Toscane française et Piémont cévenol, l’attractivité naturelle d’Alès a été gâchée par des idéologies et des politiques urbanistiques issues de son passé industriel. 

 

L’essentiel de la puissance alésienne est désormais contenue dans son Agglomération, dont le mot même traduit mal la dynamique potentielle. En tant que “Agglomération rurale”, le bassin alésien, par sa “méditerranéité”, par ses paysages naturels et cultivés, ses archipels de villages magnifiques, ses îlots de bonheur que sont ses Mas, ses hameaux et tous ses “mondes-à-part” est de plain-pied dans l’air du temps.

 

A côté d’une ruralité retrouvée autour des idées nouvelles de “qualité de vie” et “vie de qualité (bio, terroir, convivialité, “slow”...), dont la ville-centre doit en redevenir progressivement la figure de proue, il faut enfin passer d’une économie du XIXème et XXème siècle à une économie du XXIème siècle. Le nouvel essor alésien passent par l’expérimentation, l’innovation écologique, technologique et sociétale et une nouvelle attractivité entrepreneuriale et touristique basée sur le bien-vivre et le bien-être.

Si Ruralité et Modernité sont les deux piliers stratégiques de la renaissance alésienne à venir, le Numérique, l’Educatif, l’Ecologique, ainsi qu’une citoyenneté collaborative, inclusive et solidaire, associée à une gouvernance transparente et participative, en sont les différents leviers d’action : 

 

  • Le Numérique : Sans tourner le dos aux perspectives industrielles actuelles, construire un véritable Projet de Territoire Numérique qui irriguera de manière systémique tous nos domaines d’activités. Devenir une terre d’expérimentation de la 5 G, au service de la télé-médecine (déserts médicaux), de l’éducation du futur, de l’agriculture connectée et des nouvelles mobilités comme celles testées au Pôle Mécanique et pendant les “Rives”...

  • L’Educatif : Sachant que le Numérique constitue une chance pour prendre à contrepied le destin scolaire et culturel des “décrocheurs” et des populations défavorisés, notre stratégie est de devenir, en partenariat avec le Ministère de l’Education Nationale, une terre d’élection des innovations pédagogiques, des  écoles primaires à l’Ecole des Mines. Alors Alès sera “Cité Educative” et “Ville Apprenante” (Unesco). Notre idée de transformer le Fort Vauban en un haut-lieu d’animation culturelle et d’avant-garde artistique s’inscrit pleinement dans cette ambition de rendre la connaissance plus accessible à tous et les esprits plus créatifs et ouverts sur le monde.

  • L’Ecologique : “Alès-en-transition” sera le nouvel horizon de toutes les politiques publiques locales. Une grille d’éco-critères “locaux et globaux” sera créée et s’appliquera à chaque décision communale et intercommunale. Le respect du vivant et la cause animale seront fil conducteur de notre nouvelle action publique. Comme à Roubaix, l’écologie citoyenne sera mobilisée en vue de l’ambition Zéro Déchet et Zéro carbone. L’auto-production et l’auto-consommation, la relocalisation alimentaire et énergétique, l’économie circulaire et l’Economie Sociale et Solidaire seront mises au service du développement durable d’Alès, qui rejoindra alors le réseau des “Villes Durables”. 

  • Nouvelle gouvernance & Nouvelle citoyenneté : A l’opposé de la dérive autocratique et technocratique qui caractérise l’actuelle gouvernance, une révolution démocratique doit redonner le pouvoir d’agir (empowerment) aux citoyens et aux élus municipaux et communautaires qui sont aujourd’hui des “invisibles”. La redynamisation d’Alès et de son Agglomération passe par la libération de la parole, l’écoute et l’intelligence collective, selon de nouvelles méthodes participatives et collaboratives. Partout instaurer une parité stricte et faire confiance aux citoyens, aux entreprises, aux associations et à tous les acteurs sociaux, environnementaux, culturels et sportifs, est la clé pour co-construire un territoire plus solidaire et plus durable et redonner de la fierté, de l’espoir et surtout une chance à tous les Alésiens, en commençant par les jeunes !