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  • Alès 2020

Oui, je suis dyslexique, et alors ?

Alors que ses détracteurs, comme Christophe Rivenq, ne trouvent rien d’autre à dire d’intéressant que d’attaquer bassement Marc Peyroche sur son handicap, l’intéressé répond.



Question : C’est quoi la dyslexie ?

Marc Peyroche : En premier lieu, c’est une souffrance qui malheureusement se répand, notamment chez les plus jeunes. Un enfant sur dix d’âge scolaire est dyslexique. A cause d’une formation particulière de leur cerveau, les dyslexiques ont beaucoup de difficultés à lire et à écrire.

Question : Que pensez-vous de ceux qui répandent cette information pourtant d’ordre personnel à votre sujet ?

Marc Peyroche : Cela dénote toute la brutalité, la méchanceté et la malveillance dont se rendent coupables certains tenanciers de la vieille politique quand leur arrivisme les aveugle… à moins qu’ils pensent que l’exercice du pouvoir les autorise à toutes sortes de bassesses, dont celle de mépriser les plus faibles, les plus fragiles et tous ceux qui vivent au quotidien avec leur handicap. Une femme ne le ferait pas et c’est aussi pour ça que je milite pour la parité femme/homme !


Question : Quelles sont les conséquences de votre dyslexie ?

Marc Peyroche : Je vous remercie de cette question, car je veux en parler en toute transparence. Je souffre de ce problème depuis mon enfance. J’ai donc appris à vivre avec et je veux dire aux jeunes qui vivent avec cette différence qu’il est possible de la transformer en une chance, comme l’ont prouvée une multitude de célébrités : Winston Churchill, Albert Einstein, John Kennedy, Steve Jobs, Louis Pasteur, Agatha Christie, Jules Vernes, Edgar Poe, Richard Branson, Steven Spielberg, Tom Cruise, Johnny Hallyday...

Question : Et vous, comment avez-vous “surmonté” cet handicap ?

Marc Peyroche : Je crois que la dyslexie m’a permis d’aborder les choses de la vie d’une autre façon. A cause de mes faiblesses liées à l’écrit, j’ai développé une formidable culture de l’oralité et tout d’abord l’écoute.

Question : C’est à dire ?

Marc Peyroche : L’écoute active et profonde des Autres a toujours été le moyen de m’en sortir et de progresser, non pas contre les autres, mais avec les autres.

Question : Est-ce que la dyslexie a développé chez vous d’autres facultés ?

Marc Peyroche : Oui, par exemple, la faculté d’adaptation. Mes capacités adaptatives à de nouveaux contextes ou environnements sont très élevées. Par exemple, certains croient à de l’opportunisme quand en réalité il s’agit d'hyper-réactivité, de réalisme et de pragmatisme. En revanche, mes capacités d’abstraction me semblent parfois limitées. En politique, j’ai un mal fou avec les idéologies ou les appartenances partisanes…


Question : Pourquoi avez-vous souvent du monde autour de vous ?

Marc Peyroche : Parce que j’aime les gens, mais surtout parce qu’être bien entouré est une nécessité vitale pour un dyslexique comme moi. J’ai besoin des autres !

En fait, travailler en équipe est naturel pour moi depuis toujours. D’ailleurs, c’est cette aptitude collaborative que je veux mettre au service d’un grand projet communal et intercommunal co-construit avec le plus possible d’Alésiennes et d’Alésiens.


Question : Pourquoi avoir choisi la LREM pour conduire une liste à Alès ?

Marc Peyroche : Parce que c’est le seul mouvement qui a mis la bienveillance au coeur de son action et l’inclusion comme rempart contre l’exclusion raciale, sociale et des personnes âgées ou handicapées.

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